À mesure que la planète se réchauffe, les risques climatiques s’intensifient. Chaleurs extrêmes, pluies intenses, écosystèmes fragilisés : chaque fraction de réchauffement supplémentaire compte, tout comme les investissements nécessaires pour limiter les émissions.

Quelques dixièmes de degré peuvent sembler anecdotiques. Mais à l’échelle du climat, ils font une réelle différence. Le GIEC le rappelle : chaque hausse supplémentaire de la température mondiale accentue les risques liés aux chaleurs extrêmes, aux fortes pluies ou encore aux sécheresses.
Un épisode de chaleur qui survenait en moyenne une fois tous les dix ans dans un climat sans influence humaine deviendrait ainsi environ quatre fois plus fréquent à +1,5 °C, et près de six fois plus fréquent à +2 °C. Les écosystèmes sont eux aussi très sensibles à ces écarts : les pertes de récifs coralliens tropicaux pourraient atteindre 70 à 90 % à +1,5 °C, et dépasser 99 % à +2 °C.
Le seuil de +1,5 °C ne constitue pas une frontière au-delà de laquelle tout basculerait soudainement. Mais plus le réchauffement progresse, plus les risques s’intensifient. Chaque fraction de degré évitée permet donc de limiter les impacts du changement climatique. D’où la nécessité d’accélérer les financements destinés à la décarbonation de l’économie et au déploiement des solutions de transition.
