Un épisode de froid peut sembler contradictoire avec le réchauffement climatique. Pourtant, la météo du quotidien ne reflète pas nécessairement les tendances observées sur plusieurs décennies. Une distinction essentielle pour comprendre l’évolution du climat.

Une journée particulièrement froide, une semaine pluvieuse ou un épisode de chaleur inhabituel : ces phénomènes relèvent de la météo. Celle-ci décrit les conditions atmosphériques à un endroit et à un moment donnés, qu’il s’agisse des températures, des précipitations ou du vent.
Le climat, lui, s’étudie sur des périodes beaucoup plus longues. Pour en suivre l’évolution, les scientifiques analysent les données météorologiques recueillies sur plusieurs décennies. Les "normales climatiques", utilisées comme références pour comparer les températures ou les précipitations, sont ainsi calculées sur des périodes de 30 ans.
Le réchauffement climatique ne signifie donc pas que les températures augmentent chaque jour, partout sur la planète. Il correspond à une hausse des températures moyennes sur le long terme, qui n’empêche pas les variations météorologiques ni la survenue d’épisodes de froid.
Ces derniers deviennent toutefois globalement moins fréquents et moins intenses. En France, selon Météo-France, 46 vagues de froid ont été recensées depuis 1947, dont seulement 10 depuis le début du XXIe siècle. Leur durée tend également à diminuer.
Un épisode de froid isolé ne remet donc pas en cause le réchauffement climatique. Pour en mesurer l’ampleur, ce sont les tendances observées sur plusieurs décennies qui comptent.