Découvrez le parcours complet d'un projet d'énergies renouvelables, de son développement à son démantèlement et son impact sur l'environnement.
Aujourd’hui, nous vous emmenons dans les coulisses d’un projet dédié aux EnR (énergies renouvelables). Avant toute production d’électricité verte, saviez-vous qu’un projet suivait une chronologie stricte et encadrée par des exigences écologiques, réglementaires, techniques et financières ? Du repérage du terrain jusqu’à son démantèlement, en passant par la demande d’autorisation, la construction et l’exploitation, c’est un long processus avec de multiples phases et de nombreux acteurs qui interviennent. Étape par étape, découvrons ensemble la vie d’un projet durable !

Le développement
Première étape de la vie d’un projet, le développement est la phase de prospection, d’analyse et de concertation. En d’autres termes, c’est le moment où toutes les études sont réalisées. Faisabilité, sécurisation du foncier, engagements – financiers, fonciers et juridiques – planification, élaboration du design, choix de l’implantation, échanges politiques et citoyens autour du projet… Le projet est en cours de création !
Bon à savoir :
Pendant la phase de développement, le porteur de projet doit déposer la DAE. Késako ? Il s’agit de la Demande d’Autorisation Environnementale. Les projets la nécessitant sont notamment les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) et une partie des Installations, Ouvrages, Travaux et Activités soumis à la loi sur l’eau (IOTA).
L’instruction
La phase de développement laisse place à l’instruction, qui commence une fois que le porteur de projet a fait une demande d’autorisation au service instructeur compétent – le plus souvent, il s’agit de la Préfecture de département.
Cette partie beaucoup plus administrative et juridique passe en revue chaque détail des études d’impacts, des capacités techniques et financières du porteur de projet, ainsi que le design et les caractéristiques du projet. Cette période permet de vérifier que tout est conforme, cohérent et soutenable sur les plans environnemental, technique et social.
Lors de l’instruction, on retrouve notamment :
- la phase de recevabilité : c’est à ce moment que l’on s’assure que le dossier est complet ;
- la phase d’examen : le service instructeur étudie le dossier ;
- la demande de compléments : elle permet, si nécessaire, d’éclaircir des zones d’ombre et de proposer des modifications ;
- la phase d’enquête publique : elle permet, de manière officielle, aux citoyens de s’exprimer sur le projet ;
- la phase de décision : le préfet décide, après avoir pris en compte les avis de ses services, d’autoriser ou non le projet.
Bon à savoir :
Connaissez-vous la phase de purge ? Ce moment charnière de l’autorisation signifie que, si aucun recours n’a été déposé dans le délai imparti, l’autorisation est dite « purgée » de tout recours.
La pré-construction
Une fois le projet autorisé administrativement, la phase de pré-construction peut débuter. Elle inclut le lancement des demandes de raccordement au réseau électrique auprès de RTE ou Enedis (les gestionnaires des réseaux de transport et distribution) – une démarche généralement étudiée en amont durant les phases de développement et d’instruction. Cette étape s’accompagne de l’obtention d’un tarif d’achat de l’électricité, de la structuration du financement, ainsi que de la préparation du chantier. Tout est fait pour préparer la phase suivante, à savoir la construction.
Bon à savoir :
Les chantiers doivent prendre en compte les impératifs suivants :
être réalisés hors de la période de nidification des espèces avifaunes locales ;le porteur de projet s’engage en faveur de la protection de la biodiversité environnante, sous le contrôle des services de l’État compétents ;les voies d’accès temporaires créées pour le chantier sont remises dans leur état initial une fois la construction achevée, tout comme les voies déjà existantes qui ont pu être endommagées…
La construction
Le développement et l’instruction sont passés. Pas de recours à l’horizon ? Alors, c’est parti pour la construction du projet ! Comme son nom l’indique, c’est le moment où il prend vie, où les travaux commencent et où l’on commence à entrevoir le résultat final.
La construction comprend 3 grandes étapes.
- L’aménagement des accès et des plateformes : c’est l’étape de préparation du terrain durant laquelle les routes d’accès sont créées, les lieux d’accueil des plateformes sont réalisés et le travail d’excavation est fait pour pouvoir couler les fondations.
- La réalisation des fondations : peu importe l’infrastructure EnR, elle constitue une étape cruciale garantissant la stabilité et la durabilité du projet. À titre indicatif, les fondations d’une éolienne terrestre de plus de 3 MW nécessitent environ 600 à 800 m³ de béton (Source).
- L’arrivée des éléments et leur assemblage : en quelque sorte, c’est à ce moment que le projet devient réel ! Ce passage permet de passer de la théorie à la pratique en voyant l’ouvrage devenir concret et opérationnel. Une fois raccordée, l’infrastructure passe par quelques phases de test avec le gestionnaire de réseau avant de produire de l’électricité.
Bon à savoir :
En fonction de la taille du projet, la durée de cette phase va forcément varier, cependant elle est souvent comprise entre 6 mois et 1 an et demi.
L’exploitation
Tout autant attendue que la construction, l’exploitation commence dès la mise en service du parc. Gestion de la production d’électricité, maintenance des infrastructures – qu’elles soient préventives (actions de prévention programmées pour éviter les pannes) ou curatives (réparation suite à un dysfonctionnement ou une panne) –, mise en œuvre des plans de gestion environnementale… L’exploitation mobilise au quotidien des équipes, ce qui est un vrai plus pour la collectivité où est installé le parc qui voit son économie dynamisée avec des créations d’emplois, le versement de taxes et impôts locaux et éventuellement des intérêts reversés aux citoyens qui ont participé via l’investissement durable.
En tant que plateforme d’investissement responsable dédiée à la transition énergétique et écologique, Enerfip vous propose d’investir la somme de votre choix dans des projets de production d’énergies renouvelables, d’efficacité énergétique ou de mobilité durable.
Bon à savoir :
En fonction du projet, l’exploitation d’un projet s’étire jusqu’à 30 ans.
Le démantèlement
Souvent oubliée dans les articles de blog, la phase de démantèlement est pourtant synonyme de fin de vie d’un projet ou, au contraire, de renouvellement ! Bien sûr, la question du futur du projet est vue en amont avec la collectivité et le porteur de projet pour anticiper au mieux les scénarios possibles. Est-ce qu’il sera utilisé pour un autre projet ? Est-ce que le parc sera reconduit ?…
Réglementairement, l’exploitant est tenu par la loi de démanteler le parc et de remettre le terrain en état. Si cette option est retenue, les ouvriers viendront déconstruire et recycler/valoriser les matériaux. En revanche, si le parc est reconduit, on parle alors de repowering. Cela consiste simplement à remplacer les anciennes installations par des équipements plus performants et plus adaptés aux nouvelles normes environnementales et technologiques. C’est alors une nouvelle vie pour le projet qui commence !
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